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17/05/2013

Il y a une justice

On a dit pis que pendre de la formule des playoffs dans le championnat belge de division 1 de football. Et il est vrai que sur le plan comptable et moral, le fait de voir, à l'issue de la phase "normale", les points des équipes divisés par deux, avec pour conséquence que l'écart entre elles le fut aussi, a quelque chose de difficile à digérer.

En attendant, ce sont les deux meilleures formations de cette phase classique qui vont se disputer le titre dimanche 19 mai. Il y a donc une morale. En attendant aussi, on a vécu des playoffs haletants, pleins de suspense et de revirements de situation. Le Standard les a entamés pied au plancher avant de rentrer dans le rang, Bruges a piétiné avant de donner l'illusion de pouvoir triompher, Genk a fait mieux que de la figuration, Anderlecht a donné de la gîte avant d'aligner les succès qu'il fallait pour préserver ses chances, Zulte Waregem a manqué les occasions de prendre résolument la tête du peloton mais conserve, in fine, le droit de créer une belle surprise à l'issue d'une saison exemplaire. Que demander de plus?

Imaginez qu'à la veille de la 8e journée de ce sprint final, cinq équipes (sur six) étaient encore mathématiquement dans la course au sacre. Et qu'au matin de la 9e journée, elles étaient encore trois. Et que dimanche sur le coup de 14h30, elles seront encore deux alors que dans presque tous les autres championnats européens, les verdicts sont tombés depuis belle lurette.

En un mot, comme en cent, vive les playoffs.

 

   

16:19 Publié dans Football | Lien permanent | Commentaires (0)

16/05/2013

Les abrutis sont de sortie (2)

Dans un récent article, nous évoquions quelques comportements imbéciles de supporters à l'égard d'arbitres et de joueurs incapables de gérer leur stress ou leur joie. Depuis, la rubrique a eu de quoi être alilmentée. Ce qui s'est passé, lundi soir 13 mai, à quelques encablures de la tour Eiffel, en dit long sur l'incapacité de certains supporters de football à faire la fête, en l'occurrence à célébrer le titre de champion de France du Paris Saint-Germain. Ce qui aurait dû constituer un moment de liesse bon enfant a été transformé par une poignée de hooligans, bannis de stade, bien aidés pour la circonstance par des jeunes de banlieue, en un affrontement violent avec les forces de l'ordre et en un saccage en règle de la place. Résultat: des blessés, de gros dégâts et l'impression que le football est décidément un sport étroitement lié aux explosions de violence, de haine et de ressentiment.

A la suite de ces lamentables incidents, il y aurait sans doute des choses à dire au sujet de l'état de la société française, à tout le moins de ses villes, du délitement du lien social, de la crise d'identité des jeunes, etc. Mais laissons cela aux sociologues et réjouissons-nous que d'autres sacres, celui de Manchester United en Angleterre, du Bayern de Munich, en Allemagne, ou du FC Barcelone, en Espagne, aient, au contraire, donné lieu à des manifestations de joie sans nuages.

Pareillement, il faut applaudir l'esprit qui a accompagné la finale, mercredi 15 mai, de l'Europa League entre Chelsea et Benfica. Les joueurs ont livré un match plein mais sans aucune agressivité mal placée. Et dans la défaite, subie dans les ultimes secondes de la rencontre, les Portugais se sont montrés dignes et les Anglais sobres et respectueux de leurs rivaux. C'est cette image-là qu'on aimerait garder de la saison qui s'achève, pas celle de la bêtise des "ultras" parisiens, même si elle a pu être alimentée par la politique on ne peut plus bling-bling des nouveaux actionnaires du PSG.

    

11:32 Publié dans Football | Lien permanent | Commentaires (0)

06/05/2013

Les abrutis sont de sortie

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On en était à se réjouir que le match Anderlecht-Standard se fût déroulé dans un excellent esprit (pour la qualité du football produit lors de ce Clasico à la mode belge, on repassera…) quand nous avons appris que des débordements s'étaient produits à la fin d'une rencontre de…troisième provinciale, en province de Brabant. Des supporters mais aussi des joueurs se sont attaqués aux arbitres de la rencontre Black Star-Suryoyes et les images des échauffourées déposées (les images pas les échauffourées) sur les sites de divers médias en disent long sur les intentions malveillantes des fauteurs de trouble.

La bêtise humaine n'a pas de limites mais il faut constater et regretter qu'elle en a encore moins autour et alentour des terrains de football. Ce ne sont pas les joueurs du Paris Saint Germain et d'Evian, qui ont réussi à se taper dessus, il y a quelques jours, dans le tunnel les reconduisant aux vestiaires, qui me contrediront. Ni davantage ce vampire de Luis Suarez, l'avant-centre de Liverpool, qui, pour la deuxième fois de sa carrière aussi brillante sportivement que navrante humainement, a…mordu un adversaire en plein match. Le petit Tyson sud-américain n'est pas seul à occuper une place au Panthéon des abrutis à crampons.

Il y a été rejoint pas plus tard que dans la nuit du dimanche 5 mai au lundi 6, c'est-à-dire on ne peut plus récemment, par un certain Michael Higdon. Ce jeune homme est anglais mais il évolue en Ecosse, à Motherwell. Et dimanche, il avait plutôt bien commencé sa journée en se voyant attribuer le titre de "Joueur de l'année" de la Premier League scottish. Comme il se doit, il a fêté l'événement. Ce fut dans un bar de Glasgow point trop éloigné de l'hôtel Hilton de la ville, où il avait reçu son trophée. Vers 1h30 de la nuit, la police a débarqué dans ce bar où la douce euphorie de Higdon avait fait place à de la violence aveugle. Le lauréat a dormi dans une cellule du commissariat du coin et a dû annuler la conférence de presse qu'il devait donner lundi matin.

Et après ça, on viendrait chercher des poux sur la tête de Mbaye Leye pour un léger soufflet adressé à son coéquipier Franck Berrier qui lui reprochait d'avoir vendangé un penalty lors du match Zulte Waregem-Genk il y a trois jours. Non mais…