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10/06/2013

Vive le sport

Certains de mes confrères escaladent le Mont Ventoux à vélo, d'autres participent aux 20 kilomètres, d'excellents temps à la clé, d'autres encore gagnent régulièrement des tournois familiaux de tennis, certains escaladent des montagnes abruptes. L'âge venant, je me contente d'exploits sportifs beaucoup plus modestes et, je l'avoue avec une petite pointe de honte, je passe un peu trop de temps à faire du sport en chambre, autrement dit à regarder les performances des autres à la télévison.

Vendredi passé, 7 juin, j'ai été particulièrement gâté. La demi-finale du tournoi de tennis de Roland Garros, entre Raphaël Nadal et Roger Federer, a dépassé en intensité tout ce qu'on pouvait raisonnablement en attendre. Ce fut épique, dramatique, grandiose. On était à peine remis de ses émotions que le stade Roi Baudouin allumait ses projecteurs sur un Belgique-Serbie de football attendu par tout une pays.

Je ne suis pas trop du genre à prendre le sport pour ce qu'il n'est pas. Et quand on s'empare de sa bannière à des fins de propagande politique, cela me heurte. Aussi ne vais-je pas entonner l'hymne à l'équipe nationale fédératrice, nouveau ciment de l'unité de la Belgique, porte-drapeau d'une identité commune et repoussoir des vélléités séparatrices. Je ne confonds pas les Diables avec des militants de la cause unitariste. Je les regarde comme des joueurs de football dont la proximité avec moi (on est quand même nés dans le même coin du monde, on parle plus ou moins la même langue, on a pas mal de références culturelles en commun) encourage mon côté supporter. Les voir retrouver le chemin de la victoire me fait donc plaisir et j'ai dès lors vibré en les voyant battre les Serbes, même si la manière aurait pu être plus plaisante.

Les a cotés très festifs du match furent comme la cerise sur le gâteau. Un stade qui gronde, c'est quand même plus agréable à voir qu'une enceinte déserte et quasi muette.

Oui, il y a des choses plus graves qu'un passing shot de Nadal ou qu'un but du petit lutin de Kevin De Bruyne mais c'est peut-être le plaisir pris à applaudir l'un et à célébrer l'autre qui vous rend, ensuite, plus prêt à affronter la misère du monde.

Alors des feux d'artifice sportifs comme on en a vus vendredi, on en redemande.

PS: un petit mot pour m'associer au concert de louanges qui a accompagné la prestation du patron des Diables, Vincent Kompany. Malgré son nez en compote et sa (légère) commotion cérébrale, ce capitaine courage est resté sur le terrain jusqu'au bout, montrant qu'il n'était pas qu'un joueur de football brillant mais aussi un homme courageux, qui n'abandonne pas ses troupes à la première contrariété venue. Quand on sait qu'il a passé une vingtaine d'heures à l'hôpital et qu'il pourrait ne pas couper à une opération, on n'a qu'à applaudir et à s'incliner. C'est comme ça que s'écrivent certaines légendes.                    

15:04 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0)

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