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12/04/2013

Le football anglais n'est pas aussi souverain qu'on le dit

Les demi-finalistes des deux coupes européennes de football sont désormais connus. Les quarts de finale de ces compétitions ont balayé une idée reçue. Contrairement à ce qui se dit ou se lit souvent, l'Angleterre ne règne pas sur le football européen.
Que les matches qui se disputent à Londres, Liverpool ou Manchester soient pleins de vie et de feu, personne ne peut en disconvenir. Le spectacle est partout, sur la pelouse et sur les gradins, et pour tout amateur de football, vivre un derby entre Manchester United et Manchester City ou entre Chelsea et Arsenal relève de l'aubaine.
Pour autant, sur la scène européenne, cette saison en tout cas, les équipes anglaises ont été à peu près invisibles.
En Ligue des champions, les phases de poules furent fatales à Manchester City (4e de son groupe et éliminé sans gloire) et à Chelsea (troisième et reversé en Europa League). En revanche, Manchester United et Arsenal se tirèrent d'affaire pour tomber dès les huitièmes de finale, respectivement face au Real Madrid et au Bayern de Munich.
En Europa League, les quatre représentants britanniques passèrent l'écueil. Puis, Liverpool se fit surprendre par le Zénit Saint-Petersbourg.
Pour autant, on crut que cette compétition servirait de lot de consolation aux troupes anglaises. Dans un bel ensemble, Chelsea, Tottenham et Newcastle rejoignirent les huitièmes puis les quarts de finale. L'équipe d'Eden Hazard écarta d'abord le Sparta Prague puis le Steaua Bucarest, celle de Vertonghen se joua de Lyon et ensuite de l'Inter de Milan alors que Newcastle résistait à Karkhiv et à Anzhi.
En quarts, cette belle unanimité a volé en éclats. Si Chelsea a rejoint les demis aux dépens du Rubin Khazan, Tottenham s'est cassé le nez sur le FC Bâle et Newcastle a été dominé par Fenerbache.
Il reste donc huit équipes dans les deux coupes et une seule est anglaise. La plus prestigieuse des deux épreuves propose des demi-finales hispano-allemandes, ce qui est un signe révélateur. Et Chelsea a tout intérêt à se méfier des Suisses de Bâle qui ont, par deux fois, montré de  quel bois ils chauffaient contre Tottenham.
Bref, si l'on doit se réjouir du succès rencontré par les Diables Rouges en Première League anglaise, il faut aussi relativiser les choses. Il y a, sans doute, actuellement, championnats aussi huppés, voire davantage, que l'anglais en Europe. En outre, le bilan belge de la soirée de jeudi n'est guère convaincant. Dembelé a été fantômatique à Bâle et Vertonghen, assez efficace jusque là, a été exclu peu avant les prolongations. Quant à Eden Hazard, il a été ménagé.
Finalement, le plus heureux de la bande à Wilmots doit être le vétéran Daniel Van Buyten. Lui, il joue dans la cour des grands et peut espérer soulever la coupe aux grande oreilles. Mais il lui faudra, avant d'en rêver concrètement, repousser Messi et ses potes. Cela est une autre histoire, eût dit Kipling.
 
 
Jean-Claude Matgen

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