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18/09/2013

La Champion's League, c'est casse-pied

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Evidemment, on a, chaque saison, droit à des affiches de rêve, à des matches se déroulant dans des stades pleins à craquer, sur des pelouses parfaites, éclairées par des projecteurs diffusant une lumière de fête. Evidemment, le football produit est souvent proche de la perfection avec gestes techniques éblouissants et buts magnifiques à la clé. Et pourtant, j'ose prétendre que la Ligue des champions est une compétition qui tourne en rond.

Chaque année, les mêmes épouvantails, aux budgets colossaux, aux moyens sans limites, se retrouvent qualifiés pour les phases de poule puis pour les huitièmes de finale où, enfin, les choses sérieuses commencent. Tout au long de l'automne, ce sont des amuse-gueule dont on connaît la saveur à l'avance. Je parlais d'affiches de rêve, ci-avant. Et c'est vrai qu'il y en a. Mais elles se répètent d'année en année, hélas. Et puis, quand un "gros" affronte un "petit" le scenario est écrit d'avance.

Prenez les résultats de mardi soir. Si l'on excepte le partage forcé par Copenhague (à domicile, cela dit) contre la Juventus, où sont les surprises? Manchester City et le Bayern de Munich ont "mangé" le CSKA Moscou et Pilzen (les deux rencontres ont fini sur un 3-0 et un 0-3 bien tassés); le Real de Madrid a humilié Galatasaray, dans son antre stanbouliote (1-6) et le Paris Saint-Germain n'a douté qu'une demi mi-tems à Athènes, avant de surclasser l'Olympiacos 1-4. Un peu plus ouvert, et encore, fut le match Manchester United-Leverkussen (4-2 mais c'était 4-1 jusqu'à la 88e minute). Reste le demi-événement du match Real Sociedad-Shakthar (0-2); mais, justement, on était entre outsiders.

Quant au Sporting d'Anderlecht, il a montré toutes ses limites à Benfica, qui n'est pas un ogre parmi les ogres mais a assez d'expérience, de planches et de maturité pour venir à bout sans douleur d'une opposition comme celle que peut proposer actuellement et pour longtemps sans doute l'équipe bruxelloise. Ce fut donc une rencontre convenue, très vite pliée, plutôt ennuyeuse, car dénuée de tout suspense.

On risque de s'amuser davantage jeudi, en Europa League. Certes, le football proposé dans cette compétition est moins académique, moins léché, moins brillant que celui développé par les grosses cylindrées européennes mais les joutes sont souvent plus indécises, plus ouvertes, plus spectaculaires dans leur déroulement. Et au moins a-t-on le plaisir de la découverte, avec quelques équipes exotiques qui s'en viennent, parfois, joliment déjouer les pronostics.

 

      

   

16:44 Publié dans Football | Lien permanent | Commentaires (0)

20/08/2013

Le hockey, le sport qui a su se remettre en question

Le championnat d'Europe de hockey se déroule dans les meilleures conditions possibles. Beau temps, installations de qualité, engouement populaire. La Belgique se révèle parfaitement capable d'organiser un grand événement sportif et c'est un premier motif de satisfaction.

A l'heure où ces lignes sont écrites, on ignore encore si les sélections belges iront en demi-finales. Les dames jouent ce mardi soir, 20 août, à 18 heures alors que les messieurs seront fixés mercredi 21.

Le but de cette intervention n'est d'ailleurs pas de commenter le jeu des uns et des autres, même si l'on peut saluer à sa juste valeur l'exploit des Red Lions contre l'Allemagne (battre 2-1 le champion d'Europe et le champion olympique en titre, même légèrement déforcé, n'est pas donné à tout le monde).

Notre intention est avant tout de montrer ou de tenter de montrer en tout cas combien le hockey a pris d'avance sur le football. Certes, filmer le jeu demeure difficile. La balle est petite et certaines phases peuvent paraître un rien confuses. De plus, celui qui ne connaît pas les règles de la discipline peut se sentir un peu déboussolé.

Ce que l'on veut illustrer, c'est qu'en permettant des changements tout au long de la rencontre, on rend celle-ci beaucoup plus nerveuse. Par ailleurs, les cartes vertes (qui valent deux minutes de "prison" pour celui qui en écope) et jaunes (cinq minutes sur la touche) constituent des sanctions immédiates plus justes et plus efficaces que les bristols distribués au football. Enfin, le recours à la vidéo (autorisé jusqu'à ce qu'une erreur d'appréciation de la part de ceux qui le demandent ait été commise) permet aussi un arbitrage plus fin.

Bref, le hockey n'a pas hésité à innover en rafraîchissant ses lois dans le sens d'un jeu plus vif et plus spectaculaire, ce que le trop traditionnel football n'a pas réussi à faire.

Evoquons les changements par exemple. On peut comprendre que dans les grandes compétitions de football (coupes européennes, championnats de D1) permettre à tout moment à un ou des joueurs de monter sur le terrain à la place d'un ou de plusieurs autres risquerait de créer une certaine confusion. Mais appliquer la formule dans les divisions inférieures et en football corporatif aurait mille avantages.

Choisissons l'exemple d'une rencontre corporative. Le temps de jeu est de deux fois 35 minutes. Chaque équipe a droit à trois changements mais ils sont définitifs. Conclusion: sur les quinze joueurs couchés sur la feuille d'arbitrage, un au moins est sûr de rester sur le banc tout le match et six autres (si tous les changements sont effectués) sont sûrs de jouer plus ou moins 35 minutes, c'est-à-dire rien du tout. Si l'on allongeait le temps de jeu à deux fois 45 minutes en autorisant tous les changements que l'on désire, tous les joueurs de toutes les équipes s'amuseraient dix fois plus.

Mais c'est sans doute trop demander aux dirigeants sclérosés d'un sport qui demeure le premier au monde mais risque bien de ne pas le rester indéfiniment s'il ne se remet pas en question. Car, jusqu'à preuve du contraire, dans les tribunes des stades de hockey, de tennis, de basket ou de volley, on croise beaucoup de moins de beaufs racistes et avinés que dans les travées des enceintes de football.      

 

11:38 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0)

31/07/2013

Zulte Waregem remis à sa place

Qui a pu voir la rencontre PSV Eindhoven-Zulte Waregem, mardi soir 30 juillet, disputée pour le compte du troisième tour préliminaire de la Ligue des champions de football, a pu se rendre compte du fossé existant entre les équipes néerlandaises et belges du top. Vice-champions de Belgique, les Flandriens ont été surclassés par des Néerlandais qu'on disait pourtant aux abois. Les médias belges se réjouissaient de voir les hommes de Franky Dury affronter une formation batave en reconstruction à la suite du départ à la retraite de Van Bommel et des départs sous d'autres cieux de l'attaquant Lens et du Belge Dries Martens. On prédisait au nouvel entraîneur du PSV, l'ancien international Philippe Cocu, des débuts compliqués. Or, il n'aura fallu à ses troupes qu'un peu de patience pour mettre Zulte Waregem quasiment KO.

A la mi-temps du match, on se demandait comment Bossut avait réussi à garder ses filets inviolés. A la fin de la joute, on se demandait comment le marquoir (qui affichait 2-0) ne s'était pas emballé davantage. Les Néerlandais ont tiré trois fois sur les montants et manqué quelques autres grosses occasions qu'ils ont forgées grâce à leurs qualités intrinsèques indéniables mais aussi avec l'aide de joueurs belges tour à tour maladroits, imprécis, apathiques et naïfs.

On nous a rebattu les oreilles avec les qualités techniques du Français Berrier. Il en a d'indéniables mais elles ne s'expriment que sur les terrains belges. Lorsque l'opposition se corse, Berrier se transforme en fantôme, ce qu'il fut mardi. On nous affirme que Thorgan Hazard est un futur grand. C'est peut-être vrai mais au PSV, le jeune frère d'Eden a été joyeusement mis en boîte. On ne l'a pas vu, au contraire du Belge d'Eindhoven, le tout aussi jeune (et même un peu plus) Bakkali (17 ans), auteur d'une prestation cinq étoiles.

Bref, défense fébrile, à l'image d'un autre espoir belge, totalement dépassé par les événements, en l'occurrence le back gauche Verboom, entrejeu étouffé et attaque malhabile: tous les ingrédients étaient réunis pour que Zulte Waregem se ramasse.

Mercredi, le dauphin du Sporting d'Anderlecht tentera de renverser la vapeur. On lui promet bien du plaisir.

  

   

 

 

14:04 Publié dans Football | Lien permanent | Commentaires (0)